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Les pharisiens

Ils sont nets, ils sont clairs
Comme une gelée par un temps d’hiver
Leur suffisance feutrée est prospère
Ils répondent aux derniers critères

Ils se ressemblent à un point
Que toute fantaisie s’efface
Dans leurs costumes mitoyens
Où chacun lustre la face

Les fêtes se répètent
Pour conserver l’espèce
Ils débitent des sornettes
Sans calcul ni tendresse

En plein jour leur cynisme s’expose
Leur kif est un malheureux qui explose
Sa détresse ou son âme en pleurs
Sur la webcam d’un ordinateur

Prisonniers du mot, prisonniers du moi
Ils se gavent de maux pour être en émoi

Plus les années passent et plus ils déclinent
Comme une herbe grasse, sans racines…

Published inDOULEUR EXQUISEPOÈTOLOGUE

One Comment

  1. zézètte zézètte

    a

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