Un nuage de poussière accroche ses sourcils
Ses cavités cardiaques grincent en cadence
Derrière ses tympans son cerveau grésille
Comme cette radio qui hurle de souffrance
La vapeur et la suie s’engouffrent sans un bruit
Dans ses narines tranchées pendues à son visage
Son front est blanchi par les bombes de la nuit
Sous les gravats son âme enterre les images
Il est là, seul, alors que tout le monde s’affaire
Il les a tous perdus dans le ventre de la terre…
Be First to Comment