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DE L’IMAGE VERS LA RESSEMBLANCE…

Il est fort difficile à un homme d’être toujours égal à ce qu’il est, de rester conséquent avec lui-même. Sans duplicité, ni mensonge. Sans changement de discours, d’attitude ou de conviction, au gré des circonstances, des lieux, des émotions ou des personnes.

C’est quelque chose de primordial. Non pas en vue de préserver l’opinion que les autres peuvent avoir de lui, mais pour sauvegarder l’opinion qu’il peut avoir de lui-même.

Autant l’homme peut, au cours de sa vie, flouer les autres, dissimuler ce qu’il est ou ce qu’il pense, autant il ne peut pas se le cacher à lui-même. Il ne peut pas, indéfiniment, se duper lui-même.

Rester le même dans le silence de son cœur et dans la sonorité de ses paroles. Rester le même en présence de ses amis et en présence de ses ennemis. Rester le même en compagnie de son épouse et lorsqu’il s’en trouve éloigné. Rester le même lorsqu’il enseigne à ses enfants et lorsqu’il applique lui-même ces enseignements. Rester le même au travail et le même en vacances. Le même dans la joie et le même dans la peine. Le même avec l’intime et le même avec l’étranger. Rester le même avec l’intelligent et le simplet. Le même avec le puissant et le laissé pour compte, avec l’opulent et le nécessiteux.

Rester le même dans les actes du corps, la pensée de l’âme, et la prière de l’esprit.

Rester le même, afin de savoir qui il est et ce qu’il aime.

Le même, le même, le même que qui ? Le même que quoi ? Qui mérite de constituer une telle référence ? Qu’est-ce qui peut constituer un recours, une ligne de conduite, d’être, de penser ou d’aimer ? Existe-t-il cet homme irréprochable ? Existe-t-elle cette philosophie parfaite ? Existent-ils ces principes immuables ?

Existe-il ce système où nous pouvons être totalement satisfaits de notre attitude, notre pensée, sans n’avoir jamais menti à nous-mêmes, que ce soit un peu, un peu plus, ou tout à fait ?

Je ne connais pas un tel homme, je ne   connais pas un tel Dieu, mais je connais, un fils de l’homme et fils de Dieu, dont la vie, l’enseignement, et la résurrection, sont source de vie, de paix, et d’éternité.

Je l’ai connu en faisant une chose toute simple, toute puérile, que tout le monde peut faire. J’ai ouvert l’Evangile et j’ai lu les paroles du Christ, un peu plus chaque jour. Je n’ai pas tout compris, mais j’ai tout aimé. Je ne me suis pas senti meilleur, je me suis senti aimé. Ça n’a pas spécialement amélioré ma vie, mais ça a calmé ma peur de la mort.

À partir de là, j’ai relativisé mes malheurs, et mon cœur s’est tourné vers les autres. Je sais aimer. Je ne sais pas toujours le dire, je ne sais pas toujours le traduire en actes, mais je sais aimer.

Mon cœur aime, mon âme ne redoute pas la mort, voilà les richesses que m’a octroyées le Seigneur.

Tout le reste n’est que temps et poussière…

Publié dansCHALCEDOINE

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